Portrait de l’industrie

Un maillon important de la chaîne bioalimentaire du Québec

La restauration commerciale forme près du tiers de la demande alimentaire de la province avec 13,6 milliards de dollars en ventes brutes en 2018 seulement, en croissance de 5,8 % par rapport à 2017. Elle a réinvesti 4,7 milliards de ces recettes en achats de produits issus de l’agriculture et des pêches ainsi que transformés, dont plus de la moitié en produits québécois. Au total, ce sont 75 sous sur chaque dollar dépensé dans les établissements de restauration commerciale au Québec qui sont directement réinvestis au Québec.

Les quelques 21 000 établissements de restauration commerciale québécois emploient plus de 230 000 personnes et ont versé 4,5 milliards de dollars en salaires, traitements et revenus d’entreprise au cours de la dernière année. Au plus fort de la saison touristique 2019, ce sont 6,2 % des Québécois et Québécoises qui travaillaient au sein de cette industrie cruciale pour le tourisme québécois.

Les restaurants à service complet, où la facture est réglée après le repas, comptent pour 46 % des établissements en opération et 50 % des ventes de l’industrie alors que les établissements à service restreint, où le client règle l’addition avant de consommer son repas, constituent 33 % de l’offre et rapportent 38 % des ventes annuelles. L’industrie de la restauration commerciale au Québec se distingue par le fait que 58,2 % de ses établissements sont indépendants, soit la plus haute proportion au pays, ex aequo avec la Colombie-Britannique et 17,2 % devant l’Alberta.

Un total de 257 restaurants ont fait faillite au Québec en 2018, soit légèrement moins qu’en 2017, mais tout de même la plus forte proportion au pays. Les marges bénéficiaires, qui avoisinent les 4,4 % pour l’industrie, sont à la hausse par rapport à l’année précédente. Par contre, les établissements à service complet sont tombés derrière la moyenne nationale pour la dernière année recensée, avec une moyenne de 3,7 % au Québec en 2017.

La restauration commerciale demeure une industrie où la compétition est féroce, comme en démontrent les taux de survie qui se situent autour de 6 % en deçà des moyennes des autres industries après leur quatrième année d’exploitation. En effet, 71 % des services d’hébergement et restauration ne survivent pas à leur cinquième année d’exploitation et ce sont près de 85 % d’entre eux qui auront fermé leurs portes après 9 ans.

 

VENTES (2018) 13,6 milliards $
NOMBRE D’ÉTABLISSEMENTS (2018) 20 737
EMPLOIS – SECTEUR RESTAURATION ET HÔTELLERIE (2018) 270 500
EMPLOIS – SECTEUR RESTAURATION ET HÔTELLERIE (- de 25 ans) (2018) 109 600
CHAÎNES vs INDÉPENDANTS (2018) 41,8 % vs 58,2 %
NOMBRE DE FAILLITES AU QUÉBEC (2018) 257
RATIO DES FAILLITES DU QUÉBEC PAR RAPPORT AU CANADA (2018) 64,1 %
ESTIMATION TRANSACTIONS ANNUELLES MOYENNES DÉBIT ET CRÉDIT PAR RESTAURANT (2018) 898 611,27 $
ESTIMATION BÉNÉFICE ANNUEL MOYEN AVANT IMPÔTS (2018) 39 538,90 $
TVQ PERÇUE (2018) 1,36 milliards $
TPS PERÇUE (2018) 680 millions $
ACHATS ALIMENTAIRES (2018) 4,7 milliards $

Davantage de statistiques?

N’hésitez pas à vous procurer la plus récente édition du document intitulé Profil et performance de la restauration québécoise, publié exclusivement par l’ARQ, en écrivant à l’adresse suivante : jcouture@restauration.org. Des frais de 50 $ pour les non-membres et 25 $ pour les membres sont exigés.

Autres documents pertinents sur l’industrie de la restauration

Dans cette section, vous retrouverez quelques documents intéressants déposés par l’ARQ pour les restaurateurs québécois.

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