Immigration économique : les employeurs pressent Québec et Ottawa d’agir

14 mai 2026

Il faut agir et vite pour conserver les travailleurs étrangers formés et déjà intégrés au marché du travail québécois! C’est le message fort adressé ce matin aux gouvernement provincial et fédéral par le Conseil du patronat du Québec (CPQ) et 18 associations sectorielles, dont l’Association Restauration Québec (ARQ). Tous ensemble, ils ont interpellé Québec et Ottawa sur la nécessité de mieux arrimer les politiques d’immigration aux réalités du marché du travail.

Dans plusieurs secteurs, dont la restauration, des travailleurs déjà présents au Québec, formés et pleinement intégrés en emploi contribuent activement à notre économie. Or, faute de mécanismes adaptés, plusieurs d’entre eux se retrouvent dans l’obligation de quitter le pays. Au drame humain s’ajoute une fragilisation des entreprises qui ont investi dans leur intégration.

Un capital humain indispensable

Depuis 2021, plus de 21 000 travailleurs étrangers temporaires ont contribué au fonctionnement des restaurants québécois et sont devenus des membres essentiels et appréciés de leurs équipes. Ces travailleurs occupent des rôles dans tous les segments de notre industrie : de la restauration rapide aux bistros de quartier, jusqu’aux établissements gastronomiques qui participent au rayonnement culinaire du Québec ici comme à l’international. Sans eux, des restaurants risquent de fermer leurs portes ou, dans le moins pire des cas, réduire leurs heures d’ouverture et offrir ainsi moins de service à la population. Il est temps de réduire la lourdeur et les restrictions reliées à leur renouvellement de permis, car ils sont une partie importante de l’équation.

Les employeurs lancent donc un appel clair aux deux paliers de gouvernement :

Au gouvernement du Québec, à travers le retour du Programme de l’expérience québécoise (PEQ,) ils demandent de saisir l’occasion créée par les ajustements fédéraux pour adapter rapidement les seuils, afin d’assurer, pour chacune des deux prochaines années, la rétention d’au moins 10 000 travailleurs supplémentaires déjà présents sur le territoire, formés et pleinement intégrés en emploi, qui contribuent directement à la vitalité de l’économie québécoise.

Au gouvernement fédéral, ils demandent d’ajuster les exigences du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) afin de permettre le renouvellement du permis de travail de l’ensemble des travailleurs déjà présents au Québec – quel que soit le secteur d’activité ou la région – lorsque l’employeur en démontre le besoin.